La diversité reste faible, mais certaines espèces d’oiseaux aquatiques ont étendu leur aire de reproduction le long des vallées de l’Amou-Daria et du Syr-Daria. Le taux de salinité de la partie nord de la mer Aral a aussi baissé, favorisant de … Ces plantes ne sont pas seulement une aide contre l’érosion, elles jouent également un autre rôle essentiel : selon le professeur Zinovi Novitsk, elles permettent de réduire l’effet de serre. Une partie de ces emplois, et des volumes de pêche, a été récupérée grâce à la stabilisation des niveaux dans la Petite mer d’Aral depuis une dizaine d’années et à la reconstitution des lacs environnants. Suite à ce revirement de situation dans la partie nord de la mer d’Aral, les poissons sont réapparus, une bonne nouvelle pour les populations locales. Ce projet controversé, dont les travaux ont débuté en 2003, a permis à la Petite mer de regagner environ 500 km² de superficie, mais il risque également de condamner la Grande mer par un assèchement encore plus rapide, même si une vanne située au-dessus du barrage prévoit de déverser le surplus en eau dans la Grande mer d´Aral, située pour une part importante en Ouzbékistan. Ses eaux s'écoulent alors dans la mer Caspienne par l'intermédiaire de l'Ouzboï ce qui permet sa colonisation par les poissons venus de la Caspienne[9]. Les écosystèmes et les moyens de subsistance tributaires de la mer d’Aral ne redeviendront peut-être jamais ce qu’ils étaient voilà 50 ans, mais il est possible qu’ils se régénèrent si la volonté politique s’affirme et si l’on prête suffisamment attention à la gestion des ressources en eau, à la santé des écosystèmes, aux ressources énergétiques et aux besoins humains. Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre. Le président Noursoultan Nazarbaïev fait apparaître un semblant d´espoir de renaissance de la mer d´Aral au Kazakhstan. Selon les relevés effectués, les eaux souterraines se sont élevées de 2,5 mètres dans certains secteurs, y compris au Turkménistan, phénomène susceptible d’accentuer la salinisation du sol. Le prélèvement dans les nappes souterraines a été envisagé, mais on a continué d’utiliser surtout les eaux de surface. La fonte de la neige et des glaciers du massif du Pamir au sud-ouest, dans le Tadjikistan, et des monts Tian Shan, en bordure de la Chine et du Kirghizistan, alimente l’Amou-Daria et le Syr-Daria. Un drôle de paradoxe illustré à merveille par la mer d’Aral : alors qu’on pensait ce joyau perdu à tout jamais, le voici qui refait enfin surface ! Alors que les politiques du gouvernement la condamnaient, une partie de la mer d’Aral revit grâce au projet de restauration de l’écosystème entrepris. En 50 ans, la mer d’Aral a perdu près de 75% de sa surface et 90 % de son volume initial. Entre ses diverses parties, au nord-est et au sud, les vastes deltas du Syr-Daria et de l'Amou-Daria, prenaient l'aspect de vastes espaces plans qui progressaient rapidement grâce au déversement abondant des eaux limoneuses[13]. Le volume total de la mer d’Aral était estimé à 98,1 km3 en 2010 (22,6 km3 pour la partie Nord, 75,5 km3 pour la partie Sud), chiffre qui devrait diminuer encore pour s’établir à 75,4 km3 d’ici à 2031, d’après les tendances observées dans les précipitations, les débits et l’évaporation.4 L’écoulement fluvial est passé de 47-70 km3/an avant les années 1960 à 3-20 km3/an. La mer d’Aral ne retrouvera peut-être jamais les niveaux qu’elle avait avant les … Dans sa forme actuelle, la mer d'Aral est apparue il y a environ 10 000 ans. Tout récemment, en 2013, la Conférence internationale de haut niveau sur la coopération dans le domaine de l’eau, qui s’est tenue au Tadjikistan, s’est penchée sur les questions de politique. Un constat a prévalu : la mer ne reviendra pas. Le manque d'apport en eau assécha alors peu à peu la mer dont le niveau baissait de 20 à 60 cm par an. La participation de la population locale rendrait ce genre de projets plus durables et moins coûteux à réaliser. 4 Gaybullaev, B., Chen, S-C., Gaybullaev, D., «Changes in water volume of the Aral Sea after 1960», Applied Water Science, 2:285–291, 2012. Après la dernière glaciation, la mer d'Aral s'est formée lorsque le Syr-Daria a commencé à remplir une dépression creusée par l'érosion éolienne. La diminution marquée de la taille et du volume de la mer (voir le graphique ci contre) a provoqué l’effondrement de la pêche commerciale, a réduit les sources d’eau potable et a entraîné la salinisation du sol et la multiplication des tempêtes de poussière due à la formation du désert artificiel appelé Aralkum. Depuis 2005, elle remonte de six mètres chaque année. Seule subsiste une espèce de raie importée et sélectionnée pour survivre à de tels taux de salinité. Jusqu'au XVIe siècle, la mer d'Aral était reliée à la mer Caspienne par l'intermédiaire de l'Ouzboï et son niveau baissait car son principal fleuve tributaire, l'Amou-Daria, empruntant le cours de cet ancien cours d'eau, aujourd'hui à sec, allait déverser la majeure partie de ses eaux dans la grande mer intérieure. L’eau de fonte est très précieuse pendant l’été, chaud et sec. La mer d’Aral a subi les effets de nombreux changements depuis 50 ans, dont une forte poussée démographique dans son bassin, le doublement des superficies irriguées et un déclin non viable des volumes d’eau qu’elle reçoit. Alimenté par deux affluents principaux, l’Amou-Daria et le Syr-Daria, le bassin versant de ce lac d’eau salée compte 17 752 glaciers pour une superficie d’environ 1 549 000 km2[8]. En effet en 1960, les Soviétiques ont décidé d’exploiter les vastes steppes du Kazakhstan et de l’Ouzbékistan en y cultivant du coton et du blé. Les régions à forte densité de population situées dans le delta de l’Amou-Daria, au sud de la mer d’Aral, sont particulièrement vulnérables car elles se trouvent sous le vent par rapport à l’Aralkum. Le Fonds international pour le sauvetage de la mer d’Aral (IFAS) mène actuellement un projet qui devrait accroître de 10 à 14 % le couvert forestier (40 000 ha environ) sur une partie du Kazakhstan, de l’Ouzbékistan et du Turkménistan. Jérôme Delafosse, Les larmes d'Aral, Robert Lafont. Aujourd’hui, le niveau d’eau dans les deux lobes de la Grande mer d’Aral varie selon les saisons, la pluviosité annuelle et les débits de l’Amou-Daria d’une année à l’autre, comme le montre la série temporelle d’images satellitaires, page 8. Depuis lors, le Kazakhstan, avec l'UNESCO et une multitude d'autres organisations, s'efforcent de ressusciter la mer d'Aral. Pour Chilo, académicien russe, ce sont les fonds des mers (Caspienne et Aral) qui seraient très friables... et un historien Bunyatov démontre que ce lac aurait déjà agonisé quatre fois au cours des siècles. ... La mer d'Aral est une mer fermée d'Asie centrale, située entre 43° et 46° de … Qu’en fait-on tout au long de son chemin? Les mesures récentes de restauration ont permis une reprise de l’industrie de la pêche dans ce qui constitue désormais la Petite mer d’Aral (septentrionale); mais ce progrès apparent s’est fait au détriment de la Grande mer d’Aral (méri- dionale) qui a été coupée d’un apport d’eau après la construction du barrage de Kokaral. 3 Gaybullaev, B., Chen, S-C., Gaybullaev, D., «Changes in water volume of the Aral Sea after 1960», Applied Water Science, 2:285–291, 2012; Micklin, P. P., «The Aral Sea Disaster», Annual Review of Earth Plan. Sa survie à long terme n’est pas assurée, même dans la Petite mer. Hertig Prof. G. Berthoud Rapport fait par les étudiants du 1er semestre de … Elle est partagée entre le Kazakhstan au nord et l'Ouzbékistan au sud. Pour arriver à leur fin, ils ont alors détourné une grosse partie des fleuves qui alimentaient la mer d’Aral. N. V. Aladin, I. S. Plotnikov, R. Letolle. Les mesures récentes de restauration ont permis une reprise de l’industrie de la pêche dans ce qui constitue désormais la Petite mer d’Aral (septentrionale); mais ce progrès apparent s’est fait au détriment de la Grande mer d’Aral (méri- dionale) qui a été coupée d’un apport d’eau après la construction du barrage de Kokaral. Explications. La route chaotique qui mène à la digue de Kok-Aral contourne l’ancien bassin et traverse la steppe. L’Ouzbékistan a planté 27 000 hectares de saxaoul (arbuste), qui produisent 167 000 tonnes d’oxygène en absorbant 230 000 tonnes de CO2[24], ce qui est équivalent à 4 minutes de la production de CO2 mondial. Le recul des glaciers dans les montagnes environnantes, que l’on observe déjà, pourrait réduire à terme l’écoulement et soumettre la région à davantage de crues et de périodes de sécheresse. Elle favorisera la protection et l’utilisation durable des ressources de la diversité biologique, dont les forêts tugai. Ce sont les deux grandes rivières qui se déversaient dans la mer d’Aral, laquelle n’a pas d’émissaire. L'évolution a d'abord laissé présager la disparition totale de la seconde à l'horizon 2025, avant que des travaux d'aménagement ne soient opérés. Les questions cruciales qui se posent dans la région doivent être intégrées plus avant dans les cadres institutionnels afin d’encourager la coopération. Une nouvelle baisse fut enregistrée entre 1850 et 1880, mais les eaux remontèrent de 3 m entre cette dernière date et 1960[13]. La renaissance de la mer d’Aral est en cours, même s’il elle ne concerne encore qu’une seule partie de sa surface d’origine. Elle est partagée entre le Kazakhstan au nord et l'Ouzbékistan au sud. Les tempêtes de poussière nuisent à l’agriculture et à l’élevage. La mer d’Aral a eu un passé glorieux ! On voit également l’ampleur des fluctuations du lobe oriental: il disparaît presque en 2012 mais s’étend sur plus de 10 000 km2 l’année suivante. Alors que les spécialistes de la Banque mondiale avaient prévu que l’eau ne remonterait pas avant trois ans – d’autres hydrologues pensaient même que la mer d’Aral serait irrémédiablement perdue – la petite mer avait déjà regagné 30 % de sa superficie, ce qui représentait plus de 10 milliards de mètres cubes d’eau. L’expansion de la couverture végétale aiderait à réduire le nombre de tempêtes de poussière. Depuis 2003, la mer d’Aral a perdu approximativement 75% de sa superficie et 90% de … Les eaux de la mer d'Aral se caractérisaient par une grande limpidité et un bleu intense, elles étaient peu salées (10 à 11 ‰ de taux de salinité moyen, 14 ‰ au sud-est). Les études ont montré que 13 tempêtes de poussière environ ont balayé la région de la mer d’Aral chaque année au cours de la période 2000-2009, transportant la poussière dans toutes les directions. Aridification et tempêtes de poussière Le détournement des eaux s’est avéré assez bénéfique d’un point de vue économique puisque les superficies irriguées, qui ne représentent que 10 % des terres agricoles en Ouzbékistan, sont à l’origine de plus de 95 % du produit agricole brut. Son niveau est monté de six mètres depuis 2005, grâce au projet de restauration financé par la Banque Mondiale. Jan Mangerud, Valery Astakhov, Martin Jakobsson, John Inge Svendsen, République socialiste fédérative soviétique de Russie, http://www.ntsomz.ru/projects/eco/econews_271108_beta, « 1989, Mer d’Aral : La mer d’Aral renaîtra-t-elle un jour ? Une extension générale du lobe oriental apparaît de juin 2009 à juin 2013, tout comme la rétention d’eau dans le delta de l’Amou-Daria. Le détournement du cours de ces rivières à des fins d’irrigation a modifié les débits et asséché la mer d’Aral. L’ événement a mis en lumière les résultats d’un projet multi-institutions comportant un ensemble concret d’outils d’analyse des politiques dans les secteurs de l’eau, de l’agriculture et de l’énergie; ces outils ont été adoptés par tous les pays membres participants. On peut retrouver des épaves de bateaux sur l'ancien fond marin. Ce projet estimé à 120 millions de dollars (98 millions d'euros) serait financé principalement par les revenus du pétrole du Kazakhstan, il prévoit également le creusement d’un canal de jonction entre les deux bassins et la construction de nouvelles structures pour exploiter l’énergie hydroélectrique. En 1991, l'Union soviétique a été dissoute et l'Ouzbékistan et le Kazakhstan sont devenus les nouveaux foyers officiels de la mer d'Aral en voie de disparition. Les forêts tugai et les roselières recouvraient autrefois plus de 500 000 ha, il n’en reste aujourd’hui que 10 % environ; ces écosystèmes ont été remplacés par des terres agricoles irriguées ou ont disparu faute d’apport d’eau. Située à + 52 m au-dessus du niveau moyen de la mer, la mer d'Aral est caractéristique de l'endoréisme de cette région du monde. Depuis lors, la partie sud initialement appelée Grande Aral ne reçoit presque plus d'eau de surface ; en grande partie asséchée, elle est généralement divisée en trois lacs principaux : un profond bassin occidental, parfois relié à un bassin oriental peu profond et souvent à sec, et le petit lac de Barsakelmes. Caractéristiques bathymétriques de la mer d'Aral de 1950 à 2009 sur CAWATERinfo. Sa survie à long terme n’est pas assurée, même dans la petite mer. La rive septentrionale correspondait à la limite sud du plateau argilo-sableux de Tourgaï, s'élevant jusqu'à 178 m au-dessus du rivage et découpé de baies profondes. Toutefois, cette profondeur était dissymétrique, la partie occidentale de la mer d'Aral (en rebord du plateau d'Oust-Ourt) voyaient les fonds descendre jusqu'à - 68 m alors que moins de 10 % de ces derniers dépassaient les - 10 m dans la partie orientale[13]. S'étendant entre les longitudes 56° et 78° est, et les latitudes 33° et 52° nord, ce vaste territoire coïncide géographiquement avec presque toute la zone de l'Asie centrale et comprend la totalité du territoire du Tadjikistan, de l'Ouzbékistan, la majeure partie du Turkménistan, trois provinces du Kirghizistan (Och, Djalal-Abad, Naryn), deux régions ou oblys méridionales du Kazakhstan (Kyzylorda, Kazakhstan-Méridional), quelques contrées septentrionales de l'Iran et de l'Afghanistan[15]. 175 : La mer d'Aral. Décryptage d’une « fake news ». Malheureusement, une tempête violente détruisit cette digue fragile en 1999.
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